NAPALM DEATH / HEAVEN SHALL BURN
MAROON / DO OR DIE / SOULAGTES DAWN

Bochum (Matrix) - 22 janvier 2005
Concert de présentation
de « The Code is Red… Long Live The Code »

Source : HARD ROCK MAGAZINE / Février 2005
Journaliste : Le Hamster


Une fois le marathon des interviews achevé, il est temps de visiter le complexe Matrix (on vous épargne l’histoire de cette véritable usine fondée en 1806, allez faire un tour sur le site http://www.matrix-bochum.de). Au premier sous-sol, une immense salle avec plusieurs bars (qui accueillera après le concert les amateurs de musique pop, gothique…) et pour l’occasion un stand s’adressant aux fans de hardcore straight-edge (avec nombre de brochures et de T-shirts vantant les mérites et les avantages qu’auraient les végétariens). Encore un étage plus bas et les salles dispensent une forte dose de sons métalliques, où sont également disposés les stands de merchandising des groupes. Une dernière volée de marches permet d’accéder à la salle de concert proprement dite. En fait, il s’agit d’une sorte de long tunnel qui va accueillir un bon millier de métalleux de tous poils (le concert est sold-out).

C’est
SOULGATES DAWN (http://www.soulgate666.com) qui va ouvrir le bal (remplaçant au pied levé End Of Days). Le groupe maîtrise bien la scène, leur mix de hardcore et de metal reçoit un bon accueil, mais l’ambiance reste calme dans les premiers rangs.

Puis ce sont les belges de
DO OR DIE, plus expérimentés, qui vont faire monter d’un cran la température. Quelques soupçons d’agitation dans les premiers rangs commencent à se faire sentir. Mais c’est bien à partir du set de MAROON que la salle commence à chauffer à blanc les premiers rangs et pour échapper au tumulte, nombre de métalleux grimpent sur les enceintes ou se cachent sous la scène (en plus, l’air y est frais, pratique n’est-ce pas). Le set est une vraie boucherie qui va se conclure avec une projection par André (le vocaliste) du guitariste Sebastian (« the long hair dude ») dans la fosse, ce qui ne l’empêchera pas de continuer à jouer.

Alors que leurs confrères avaient fait réagir le public petit à petit,
HEAVEN SHALL BURN n’a pas grand-chose à faire pour que les premiers rangs plongent dans une tourmente incessante, dés l’intro de "The Weapon They Fear", c’est le bordel général. On ne compte plus le nombre de slammeurs. C’est la guerre, et la chaleur est devenue suffocante.Le groupe devra cependant écourter son set pour rattraper le retard, non sans avoir livré une prestation impressionnante.

Pourtant, c’est sans compter sur la précision, et surtout l’expérience de
NAPALM DEATH… On note que les fans de metalcore se sont retirés pour laisser la place aux amateurs de Napalm. Le temps de régler le micro défaillant de Barney et le pilonnage sans répit démarre aussi sec. Le déchaînement dans la fosse atteint des sommets. Il est devenu intenable de rester aux premiers rangs. Après deux chansons, Barney annonce au public affamé que ce concert est particulier, car il va entendre pour la première fois sur scène la quasi-intégralité du nouvel album à venir. Les métalleux, loin de rester passifs pour écouter les nouvelles compos, font encore monter la pression dans les premiers rangs. On se dit que la reprise "War’s No Fairytale" est bien appropriée au champ de bataille constitué par les premiers rangs. Un final classique avec "Nazi Punks Fuck Off" et les Britanniques se retirent. On regrettera un son loin d’être parfait et cette chaleur à la limite du supportable. Néanmoins, l’affiche musclée a tenu ses promesses et les nouveaux titres de Napalm ont fait plus que passer l’épreuve de la scène.

Cette chronique était accompagnée d'une interview de Barney  (sur cette page)
et de commentaires sur le nouvel album (sur cette page).


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