LOCK UP


"Pleasures Pave Sewers"

Olivier Badin / HARD'N'HEAVY / Novembre 1999

Il était annoncé depuis un certain temps, le 13657e "à côté" de Napalm Death. Un genre d'ailleurs à part entière que l'on pourrait répartir en deux catégories : les dispensables (Blood From The Soul, Malformed Earthborn, Nothing But Contempt...) et les indispensables (Meathook Seed et ... euh, c'est tout). Lock Up, c'est la seule et même boucherie qui héberge Shane Embury et Jesse Pintado de la mort au Napalm précitée, pour l'occasion secondés de ces charmants larrons de jeu que sont Nick Barker (l'oncle Fester de Cradle Of Filth et Dimmu Borgir) et le dernier arrivé Peter "Superman" Tägtgren (cité d'une manière ou d'une autre au moins vingt fois par numéro de HNH). Et ironiquement, Lock Up est peut être le plus... "napalmien" des apartés des membres de l'indestructible machine anglaise. Certes, en vociférant, Peter ne tente d'imiter l'aboiement d'un pit-bull enrhumé comme notre bon vieux "Barney" mais l'usinage pratiqué en règle par les boys est d'égale intensité, si ce n'est débarrassé des rares embardées que s'était permises Napalm Death depuis quelques années - notamment vers l'indus et le hardcore new-school - pour une option plus basique. On n'est pas très loin de l'album Utopia Banished, mais dont les vomissures grind auraient été nettoyées au profit d'un hardcore / crust de tradition à la Discharge / Extreme Noise Terror. Et sans atteindre l'excellence du cultissime Terrorizer, on y retrouve la même violence syncopée. Du déjà-vu, mais cela n'empêche le tout de quicher grave. A donf' qui tue comme disent les plus jeunes !

Classement : 3 étoiles sur 5


N.R. / HARD ROCK MAG / Décembre 1999

Lock Up est encore un super groupe composé par l'élite de la scène death internationale. Voyez plutôt : Jesse Pintado, Peter Tägtgren, Nick Barker et Shane Embury. Pas mal comme casting, non ? On sent bien qu'ils sont là pour se faire plaisir et qu'ils cherchent avant tout à produire un death bien direct et sans prise de tête. Le même esprit préside que pour un certain Terrorizer. On peut mener l'analogie même plus loin car non seulement les deux formations ont un membre en commun, Jesse, mais en plus Lock Up rappelle l'ambiance du très culte World Downfall. Cette même envie de proposer un death trépidant, renforcé au grind, saute aux oreilles. La patte Napalm Death est également facilement repérable. Rien que du très bon pour un disque qui remplit à merveille sa mission de casse-béton.

Classement : 4 étoiles sur 6


Christophe Morticorena / METAL SPIRIT / Décembre 1999 - Février 2000

Ce CD, c'est directement Shane de Napalm Death qui me l'a filé lorsqu'on s'était vu en octobre dernier. Mais qu'est-ce donc ? Tout simplement son side-project, pour lequel il s'est entouré de très grands noms de la scène métal. Tout d'abord, son complice de Napalm, Jesse, mais surtout Nick Barker de Dimmu Borgir, et aussi le très talentueux Peter Tägtgren ! Résultat des courses : 27 minutes et 16 secondes de pure démence décibellique, apocalyptique dirons-nous même ! ! ! Grind, grind, grind... Rien d'autre que du putain de grindcore défiant tous les autres musiciens du genre. Lock Up déballe son sac et tu n'as plus que les yeux pour pleurer et ramasser tes dents par terre ! ! ! Phénoménal ! ! !

Classement : 10 sur 10


Frank Arnaud / HARD FORCE / Janvier 2000

Quel avenir attend les groupes de death metal qui sortent, en cet an 2000, le premier album de leur carrière ? Soit ils sombreront vite dans l'oubli, soit ils créeront la sensation du moment grâce à leur musique... ou aux noms fameux qui se cachent derrière leur patronyme. Ici, c'est la troisième possibilité qui l'emporte. LOCK UP (rien à voir avec celui de Tom Morello) est en fait un groupe parallèle formé par d'authentiques "stars" de la scène death : Jesse Pintado et Shane Embury de Napalm Death, respectivement à la guitare et à la basse, Peter "Magic" Tägtgren au chant (Hypocrisy, Pain, The Abyss...) et Nick Barker, en vacances de chez Dimmu Borgir, à la batterie. Ne vous attendez pas à un death expérimental et surproduit, ni à une musique avant-gardiste ou spécialement originale. Les quatre musiciens sont ici réunis pour pousser la puissance et la brutalité du death à leur paroxysme. Nick martèle sa batterie comme jamais auparavant, les riffs morbides et implacables détruisent tout sur leur passage et le chant rageur de Peter résonne comme une avalanche destructrice. Douze titres joués à fond les ballons, interprétés avec une rigueur et une technique infaillibles et produits de main de maître par... Peter (une fois de plus !). Après un laminage sonore aussi méthodique, je vous recommande cet hymne au death pur et dur !

Classement : le pouce levé (= Bon)


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